Publié le 5 Septembre 2026
J'ai demandé à John Crama (en échange de mes photos qu'il va utiliser dans son ouvrage), de me raconter l'histoire de cet étrange monument, construit par le Maréchal Marmont en Hollande. Voici sa réponse :
Le Marmontberg
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Publié le 5 Septembre 2026
J'ai demandé à John Crama (en échange de mes photos qu'il va utiliser dans son ouvrage), de me raconter l'histoire de cet étrange monument, construit par le Maréchal Marmont en Hollande. Voici sa réponse :
Le Marmontberg
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Publié le 11 Août 2010
Traditionnellement,tous les étés, Jenry Camus, un des "piliers" des Amis du Châtillonnais, présente dans son village d'Essarois une exposition passionnante .
Depuis que le blog existe,j'ai montré celles qu'il a faites sur Julie Pissaro, Madame Vigée-Lebrun...
Mais il y en a eu bien d'autres auparavant !
Cette année c'est "la médecine au temps du Maréchal Marmont " que Jenry Camus a voulu mettre à l'honneur.

C'est l’adjudant-chef Philippe Lafargue, du Service Historique de la Défense, grand spécialiste de la médecine sous le 1er Empire, qui était présent pour expliquer avec science et humour comment on soignait les malades au temps de Marmont...
Les sujets étaient effrayants, mais ils étaient présentés avec un tel humour pince sans rire, que les auditeurs avaient, parfois, le sourire aux lèvres !!
Monsieur Lafargue présentait tous les instruments de sa magnifique collection ,instruments qui permettaient par exemple d'amputer un membre arraché par un boulet de canon..
L'amputation se faisait sans anesthésie,ou si peu : un peu d'opium mélangé à du Porto de l'absinthe et des épices ..une gorgée d'eau de vie...
Mais , évidemment, il fallait demander à des hommes très musclés de maintenir le malade ...et la présence d'un morceau de bois entre les maxillaires était indispensable !!
La plaie était couverte de charpie après avoir été enduite d'onguents à base de térébenthine, de jaune d'oeuf et d'huile d'olive....
Inutile de dire que souvent la gangrène s'emparait du moignon, le maréchal Lannes en périt neuf jours après avoir été amputé, pourtant par Larrey,le plus grand chirurgien de l'époque..(Il avait été gravement blessé ,les deux jambes arrachées par un boulet de canon, à la bataille d'Essling)

Les chirurgiens pouvaient aussi procéder à des trépanations..
On retirait des calculs vésicaux après avoir mis un trocard visant à vider la vessie..
Avec des pinces on cherchait la "pierre" pour la retirer..20 minutes de recherche souvent !!!
Toujours sans anesthésie et sans asepsie, ça fait froid dans le dos !!
On pratiquait aussi des lavements avec des clystères impressionnants..
Ci-dessous un curieux clystère-tabouret...
La bonne santé des dents d'un soldat était primordiale, déjà pour qu'il puisse bien se nourrir et être ainsi performant au combat, mais aussi pour qu'il puisse déchirer le sachet de poudre nécessaire à charger les fusils..
Il fallait tout de même parfois arracher certaines dents abîmées...
Et parfois les remplacer par des dents de morts ou par des appareils dentaires réalisés à partir de...rouelles de veau !!
On pratiquait aussi des saignées..et on utilisait les sangsues..
Des femmes suivaient aussi les armées : épouses et maîtresses des militaires..mais également prostituées, aussi des accouchements pouvaient avoir lieu sur le théâtre des combats,ce qui nécessitait parfois l'usage de forceps impressionnants !!
L'adjudant-chef Lafargue présentait aussi cette valise que devait emporter le chirurgien pour parer à toutes éventualité..
Monsieur Romary, collectionneur Napoléonie, avait prêté pour l'exposition de magnifiques costumes,des gravures et des armes..





Le public est venu très nombreux écouter l'Adjudant-Chef Lagarde,admirer ses collections,de nombreuses questions furent posées..
Et tous les auditeurs-spectateurs se disaient ...quelle chance nous avons de vivre à notre époque !!.![]()
Je pense que vous serez de leur avis !!
Cette exposition-conférence fut passionnante, elle a eu un succès fou, ce n'est pas si souvent que l'on peut découvrir l'histoire de façon si intéressante..
Merci Jenry, merci Monsieur Lafargue et Monsieur Romary de nous avoir fait partager votre passion !
Les Amis du Châtillonnais,ainsi que la libraire Mathilde de Monte de la "librairie du Musée", présentaient au dehors des ouvrages fort intéressants sur l'époque Napoléonienne...
Un jeune écrivain talentueux , Olivier Grandjean , qui a réalisé un magnifique ouvrage sur les femmes célèbres de Bourgogne, dédicaçait son livre,dans lequel on peut lire la vie de Châtillonnaises célèbres : Victorine de Chastenay, Kiki de Montparnasse, Antoinette Quarré etc...

Jenry et Maripol Camus m'ont présenté Camille Van Lunen,une grande cantatrice classique et auteur de musique classique ,dont des opéras , qui réside l'été dans le village d' Essarois qu'elle apprécie énormément..
http://www.fourtuneclub.de/camillevanlunen_Komponistin/Biographie.html
Et voici Camille accompagnée de son époux Roderick Shaw, illustre chef d'orchestre à l'opéra de Munich..
Illustre, j'ai bien dit,jugez-en :
http://roderickshaw.com/dirg_fra.htm
Tous deux fort heureux d'avoir découvert notre Châtillonnais qui les enchante !
Le Châtillonnais , terre d'artistes, qui y sont nés où qui ont choisi d'y résider...
Pas étonnant puisque :
"Le Châtillonnais, c'est le nombril du Monde".. (Michel Diey)
Publié le 7 Mars 2010
Publié le 26 Février 2010
A Châtillon sur Seine existe une glacière route de Vanvey, Michel Massé m'a fait une photo pour que je puisse la découvrir..

Cette glacière se trouve au dessous d'une butte de terre..
On ne peut malheureusement s'en approcher et de plus elle fait office de débarras pour le jardinier qui la possède...
Publié le 15 Février 2010

Et ces livres m'ont été prêtés par Michel Diey, que je remercie.
pour répondre à la demande de Pâquerette,voici les livres dont je me suis servie pour rédiger les articles sur la métallurgie en Châtillonnais:
-Le Patrimoine sidérurgique en Bourgogne du Nord,édité par le Musée de la Sidérurgie en Bourgogne du Nord (hélas épuisé)
-Le patrimoine sidérurgique du Châtillonnais par Serge Benoît et Bernard Rignault
Publié le 24 Décembre 2009
la Forgeotte : c'est le ruisseau qui longe le jardin de Châtillon-Presse ,anciennement le restaurant du Chapeau Rond et qui rejoint la propriété Marmont
A la démolition de la maison Thieffine aujourd'hui résidence Marmont tous
les gravats ont servi a rehausser le pré de l'hôpital pour y construire une
partie du lycée et la salle des sports .
Toute cette grande parcelle était à environ 3 mètres en dessous de ce qu'elle est aujourd'hui. Cette grande parcelle était traversée par un ruisseau où les bêtes de M. Bertail je crois venaient paître et boire.
Ce ruisseau était bordé de grands peupliers où nichaient des centaines de corbeaux qui au moment de la nidification faisaient beaucoup de bruit et dérangeaient les malades de l'hôpital.
Je vois encore Cyprien, infirmier et grand chasseur ,faire des cartons dans les nids.
Ce ruisseau prenait naissance près du moulin Lemoine traversait ce pré et
rejoignait le parc Marmont.
Une autre branche se trouvait au bout du vergerde Châtillon-Presse et
alimentait une mare au milieu du jardin et par un canal souterrain
ressortait au pied de la maison .
Je ne sais à qui elle appartient.
Àl'époque j'ai connu la maréchalerie Prost,Viard,et les pompes Funèbres Hollier , et ce ruisseau de tout temps j'ai entendu l'appeler La Forgeotte
Pour moi ce ruisseau s'appelait la "Courcelote",il me semble que Gérard Joblot l'appelait ainsi.......Publié le 22 Mai 2009
Publié le 15 Décembre 2008
Publié le 27 Novembre 2008
Publié le 26 Juin 2008

Cette rue, la rue Marmont,appelée au début rue du Parc, conduit donc de la place au château du même nom.
Ce château était à l'origine le Châtelot (XII° s.).
Agrandi et aménagé par le maréchal, il fut détruit aux deux tiers par un incendie provoqué par les Prussiens en 1870 et reconstruit sur un autre plan et dans un style différent.
C'est là que le maréchal Joffre était logé pendant la bataille de la Marne en 1914, les bureaux étant à l'ancien couvent des Cordeliers.
Comme pour la place, cette rue a été officialisée par l'arrêté du 21 janvier 1865.
Publié le 25 Juin 2008

Marmont..c'est sans doute le plus connu et le plus controversé des Châtillonnais et il faudrait des pages et des pages pour retracer sa vie mouvementée.
Né à Châtillon le 20 juillet 1774, il est mort en exil à Venise le 3 mars 1852.
Général à 24 ans, commandant d'armée à 30 ans, maréchal de France à 35 ans, il fut le plus jeune des maréchaux de l'Empire.
Gouverneur des Provinces Illyriennes, duc de Raguse, il fut accusé d'avoir trahi Napoléon en 1814. Rallié aux Bourbons, il dut s'exiler à la Révolution de 1830.
(voir le chapitre que je lui ai consacré)
Cependant, les Châtillonnais ne doivent pas oublier qu'une grande partie de sa vie fut consacrée à développer sous toutes ses formes, l'activité industrielle et agricole de la région.
Ses forges de Sainte-Colombe furent un temps les premières de France et son élevage de moutons était sans rival.
Bon urbaniste à ses heures, c'est lui qui dessina ce quartier neuf au début du XIX° siècle.
Après sa mort, les Châtillonnais avaient projeté d'élever sa statue au centre de cette place, qui s'appelait place du Quartier Neuf, et la maquette existe encore au Musée.
Le Second Empire n'étant pas favorable au "traître", le projet fut abandonné.
A la fin de 1878, la ville acheta pour 600 f à la ville de Dijon la fontaine qui ornait la place Darcy, fontaine qui venait elle-même de Paris.
On voit à droite un immeuble datant de l'époque de Marmont.
A gauche par contre,l'immeuble est neuf,l'ancien ayant été détruit suite à une explosion de gaz.
Publié le 8 Juin 2008
Publié le 30 Mai 2008
Publié le 21 Mai 2008
(Le moulin Maître autrefois moulin Marmont)
carte postale de "Généalogie.com
Traversée par la Seine,la ville de Châtillon sur Seine avait autrefois de nombreux moulins,dont presque tous ont disparu..
Il n'en reste plus qu'un,désaffecté, qui sans doute ne restera plus longtemps debout…
On trouvait donc:
Le moulin Jean de Noiron dit aussi « gros moulin » près du couvent des Cordeliers.
Le moulin des écuyers qui était un moulin à huile.
Le moulin de Braux.
Le "petit moulin" devenu…Maison des jeunes et de la culture …
Le moulin Maître qui fut une sucrerie à l’époque de Marmont,puis huilerie,et enfin moulin à farine.Il fut détruit il y a peu, pour laisser place au parking d’ Intermarché !
Il faut dire qu’il était en piteux état,transformé en garage,puis incendié en partie..
Que c’est dommage de voir disparaître ces témoins du passé !
Publié le 21 Mai 2008